Un combat de la Libre Pensée : le droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse


Défense du droit à l’Interruption Volontaire de Grossesse
Un combat de la Libre Pensée
Un combat toujours d’actualité

 

L'avortement c'est un droitSi le droit partiel à l’avortement est bien inscrit dans le droit belge depuis 1990, l’avortement est toujours considéré, dans le code pénal belge depuis 1987, comme « Un crime contre l’ordre des familles et la morale publique ».
Le Cercle de Libre Pensée – Kring voor het Vrije Denken, exige la dépénalisation totale de l’I.V.G.
Les remises en cause, de plus en plus nombreuses, des droits fondamentaux des femmes, nous inquiètent :
– les restrictions budgétaires touchant les plannings familiaux.
– la pénurie de médecins pratiquant l’I.V.G.
– l’offensive du parti clérical belge1 pour accorder la personnalité juridique au fœtus dés sa conception ou à tout le moins à partir de 12 semaines2, ce qui remettrait en cause le droit à l’I.V.G. !
– l’offensive de l’Europe vaticane pour s’ingérer auprès du monde médical. La clause de conscience des médecins pourrait bien devenir l’obstacle numéro un, créant une entrave de fait à ce qu’autorise la loi.3
Pour le CLP-KVD, la femme (tout comme l’homme) doit pouvoir disposer librement de sa conscience et de son corps. La femme n’appartient, ni à la société, ni à une communauté, ni à un mari, un curé, un imam, un rabbin, etc., elle n’appartient qu’à elle-même. Il s’agit d’une question de santé publique, d’une question d’émancipation, de liberté.
 Pour assurer cette liberté :
– le renforcement de moyens financiers de la sécurité sociale doit être obtenu pour lui permettre d’assurer la promotion des moyens de contraception auprès des hommes et des femmes et un financement conséquent des plannings familiaux chargés d’assister les femmes désirant recourir à une I.V.G.
– le combat contre le cléricalisme doit être mené, ce qui implique une réelle séparation des Églises et de l’État (y compris financière).
– le combat pour l’émancipation économique des individus doit être poursuivi, et plus particulièrement celle des femmes, sans laquelle il ne peut y avoir d’émancipation de leur corps et de leur conscience.
Le CLP-KVD condamne le retour à l’ordre moral. Il agit et agira aux côtés d’organisations (CAL, Groupe d’Action des Centres Extra-Hospitaliers Pratiquant l’Avortement – Gacehpa – Arbotion Right, Femmes prévoyantes socialistes, etc.) qui partagent cette lutte.

Bruxelles, 7 mars 2016


 1. Voir les propositions du ministre de la justice, monsieur Koen Geens, soutenues par le CDH et le CD&V.

2. Le CLP-KVD ne remet pas en cause les souffrances émotionnelles et psychologiques que vivent certaines personnes confrontées à une fausse couche.

3. Voir la fatwa, de Mgr Léonard qui condamne l’avortement et déclarait en avril 2015 que l’avortement est un drame qui concerne chaque année 300 000 enfants, réduits à de vulgaires « déchets humains » ; la déclaration du nouveau primat de Belgique, Mgr De Kesel, pour qui les hôpitaux ont le droit de refuser de pratiquer l’avortement ou l’euthanasie, celle de monsieur Jorge Mario Bergoglio, plus connu sous le nom de Pape François qui dénonce la « culture du déchet » et l’Encyclique Evangelium Vitae du 25 mars 1995 condamne les législations sur l’avortement et sur l’euthanasie ainsi que les États « tyrans » qui légalisent ces pratiques, « violant le droit à la vie« . L’encyclique prône, au bénéfice des médecins, des parlementaires et des personnels de santé, un véritable droit à l’objection de conscience pour s’opposer à « la culture de mort« . Le pape François a confirmé cette prise de position.

4. Suppression des exonérations des cotisations sociales « patronales »