Vive la Commune!


Commémorer la Commune de Paris n’est pas qu’une question d’histoire, c’est également une question d’actualité.

La situation actuelle de la classe ouvrière n’exige-t-elle pas comme en 1871, entre autres choses :

– de garantir par la loi l’égalité effective des droits des femmes et des hommes ?
– la réquisition des logements vacants pour les sans logis ?
– de plafonner les indemnités des élus au niveau du salaire de l’ouvrier ?
– d’imposer le mandat révocable ?
– de geler les loyers et de bloquer les dettes locatives ?
– de réquisitionner les usines fermées par les patrons ?
– d’interdire le travail de nuit, là où cela n’est pas nécessaire ?
– d’instaurer une réelle Séparation des Églises et de l’Etat ?
– de supprimer le budget des cultes ?
– d’interdire le financement sur fonds publics des écoles confessionnelles ?
– d’instaurer la laïcité, la gratuité de l’École publique ?
– de créer des services publics ?

Si le Cercle de Libre Pensée-Kring voor het Vrije Denken (CLP-KVD) était un parti, il oserait dire qu’il s’agit d’un programme d’actualité.

C’est en ce sens que la Commune de Paris est d’actualité pour toutes celles et ceux qui sont attachés à l’émancipation de l’humanité. Fränkel, en tant que « ministre » du Travail a très bien résumé la responsabilité et la détermination de la Commune en ces termes : « Nous ne devons pas oublier que la Révolution du 18 mars a été faite exclusivement par la classe ouvrière. Si nous ne faisons rien pour cette classe, nous qui avons pour principe l’ Égalité sociale, je ne vois pas la raison d’être de la Commune. »

La Commune, fut l’œuvre commune de tous les courants démocratiques du mouvement ouvrier attachés aux valeurs du peuple et à son droit à diriger le pays, qu’ils se réfèrent à Robespierre, à Babeuf, à Proudhon, à Garibaldi, à Marx ou à Bakounine.

Commémorer la Commune, c’est rendre hommage à toutes les victimes des escadrons de la mort versaillais qui vont massacrer, multiplier les déportations. Les victimes, enfants, femmes, hommes, vieillard se compteront par dizaines de milliers. La répression et la haine qui la guidera seront à la hauteur de la peur que la Commune a inspirée à la bourgeoisie.

Mais la Commune est toujours vivante. Rendre hommage à la Commune, c’est poursuivre son combat.

Nous reviendrons dans les jours et semaines à venir sur l’avènement et les réalisations de la Commune de Paris.

 

Vive la Commune !