● de l’Institut de Recherches et d’Études de la Libre Pensée
● de la Fédération nationale de la Libre Pensée (France)
● de l’Association internationale de la Libre Pensée
Un vent mauvais souffle sur la liberté de l’enseignement et de la recherche. Aux États-Unis, Donald Trump et ses alliés, au premier rang desquels Elon Musk, supposé héraut du rationalisme et de la liberté d’expression, se sont lancés dans une croisade contre les libertés académiques : intimidation, diffamation, définancements massifs, licenciements sont à l’ordre du jour, tant dans les universités que dans les laboratoires, tant contre les sciences sociales que contre la recherche biomédicale. En Argentine, la tronçonneuse de Javier Milei s’apprête à couper net la majorité des universités du pays, punies pour leur supposée hostilité au régime et vouées à la faillite si les provinces du pays n’acceptent pas de les reprendre sous leur houlette.
Mais l’Atlantique n’arrête pas ce vent : en Angleterre et au Pays de Galles, une crise budgétaire délibérément provoquée par les politiques gouvernementales met à genoux les universités du pays, qui devront se livrer plus encore à des donneurs d’ordre privés, rehausser encore un peu plus leurs frais d’inscription déjà prohibitifs, et fermer les départements dont les productions scientifiques ne peuvent pas être captées par les intérêts particuliers.
Le définancement des universités est une attaque contre la liberté académique, dont l’exercice suppose une indépendance vis-à-vis des pouvoirs politiques, financiers et religieux, avec les garanties budgétaires que cela implique. En France, la situation n’est pas meilleure : la France a connu vingt années de définancement, vingt années aussi de coup d’État bureaucratique permanent, d’assujettissement à des standards statistiques conçus par des technocrates ignorant tout de la production et de la transmission des connaissances. Lire la suite
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